Foulées automnales de Meyrin

Sous la pluie, un seul esprit d’équipe reine. Plus de 2’000 concurrents ont participé à cette course hors stade dans une ambiance familiale.

Les Foulées automnales de Meyrin se déroulent dans un panorama champêtre apprécié par les adeptes des courses hors-stade. Cette course est une occasion incontournable pour découvrir Meyrin. Elle offre une sensation de bien-être et de liberté.

Revivez cette course en images.

Suisse Moi – Dégustation de couleurs automnales Québécoises

5-9 octobre Bas Saint-Laurent

Dégustation de couleurs

On traverse la région du Bas du St-Laurent : on cherche le monstre et l’orignal, on escalade les montagnes et on descend les rivières, on suit les phoques en kayak et on apprend à bûcher les arbres. Cette semaine, plein de couleurs et de rencontres.

Notre voyage continue dans le Bas Saint-Laurent, région pittoresque à l’Est de la Ville de Québec, aux portes de la Gaspésie. On s’arrête sur le bord du lac Pohénégamook qui se trouve sur la frontière avec les États-Unis.

Au centre de vacances familiales et de santé Pohénégamook santé plein air on trouve une jolie villa. Ses énormes fenêtres donnent une vue imprenable sur le lac. Des petits suisses et un renard viennent tout de suite nous saluer. Vous savez ce qu’est un petit suisse ? Non, ce n’est pas Sylvain, mais bien de petits écureuils aux rayures blanches sur le dos. On n’en voit pas souvent en Suisse, ni en France, mais on les appelle ainsi à cause de ces fameuses rayures qui rappellent la Garde Suisse aux Québecois.

La découverte de cette semaine – c’est la race de Tic et Tac, les rongeurs du risk !

On se lance directement à la recherche du monstre Ponik – le défi que Julie avait lancé à Sylvain. C’est un monstre bien sympathique (si l’on en croit les dessins sur les panneaux en ville) que Juli lui a demandé de retrouver. Il y a plusieurs hypothèses expliquant son origine dans ce beau lac. Certains chercheurs supposent qu’il s’agit d’un gisement de gaz ou du jaillissement d’une source d’eau au fond du lac. D’autres, que ce sont des arbres morts, dépouillés de leurs écorces et enfoncés debout; mesurant jusqu’à 15 mètres de hauteur ils pourraient se détacher du fond, percer la surface du lac quelques secondes puis couler,

Quoi qu’il en soit, Sylvain décide d’observer le lac d’en haut.On prend des cordes d’escalade, et on grimpe à quelques centaines de mètres. Malgré tous ces efforts, le lac demeure impassible, et le monstre ne se montre pas. Après l’effort, le réconfort – un sauna nordique est chauffé pour nous. Il est très chaud et très sec. La petite cabane se trouve juste au bord du lac, et une fois bien chauffés, on se jette dans l’eau. La procédure est à refaire à trois reprises, après quoi on se sent renaître. La seule chose qui nous déçoit, nous n’avons jamais trouvé Ponik… Tant pis, le défi de Juli échoué. Il est déjà temps pour nous de repartir vers la côte du Saint-Laurent.

Dans l’après-midi on arrive dans le Parc national du Bic, qui  propose toutes sortes de randonnées à la montagne ou au bord de la mer. Certes, techniquement, le Saint-Laurent est un fleuve, mais franchement, avez-vous déjà vu un fleuve salé de 40 km de largeur?

Tout d’abord on observe les phoques au Cap Caribou avec les longue-vues et les explications du guide. Tous les jours, à marée basse, les phoques du Saint-Laurent viennent se chauffer le dos au soleil. Farniente total, rien ne peut perturber leur séance relaxation..

Ensuite, on emprunte le chemin du Pic de Champlain, qui nous conduit au point le plus haut du parc – 300m. Ce repère nous offre une vue spectaculaire sur la mer, la baie Ha!Ha ! (et oui, c’est son vrai nom) et les collines du Bic.

Pour le coucher de soleil, on se prépare un pique-nique, et on s’installe en haut de la Pointe aux Épinettes avec la caméra – ce soir Sylvain veut absolument faire un timelaps du coucher de soleil. Une fois le soleil descendu, il fait vite froid, et on se dépêche de rentrer dans notre yourte. Passer une nuit dans une yourte nous semblait amusant au début, mais on comprend vite qu’il faut avoir certains savoir-faire pour en profiter. Allumer le feu dans un poêle est une chose, mais le garder crépitant toute la nuit – presque impossible. On finit par se réveiller de froid, mais un magnifique lever de soleil nous récompense.

Au programme de ce mercredi matin : kayak de mer avec Bernard de Aventures Archipel, qui se trouve dans le secteur Havre-du-Bic. Ce n’est pas facile aujourd’hui – le vent est de face et les vagues importantes nous font travailler tous les muscles. Sylvain profite de sa position en avant du kayak pour filmer des paysages, tandis que je lutte contre la mer toute seule avec mes pagaies. Je suis bien contente de me retrouver à l’intérieur des baies du parc et de pouvoir observer les phoques sans que l’on se fasse emporter par le courant. On a toujours de la chance avec la météo – il fait beau, et le soleil fait scintiller toutes les couleurs des arbres.

De retour sur terre (enfin!), on se dirige dans le Canyon des Porte de l’Enfer, qui est situé à 30 minutes du parc. Le parc, vide puisqu’en dehors de la grande saison touristique, nous offre de magnifiques balades tranquilles au bord de la rivière Rimouski. Nous traversons la plus haute passerelle suspendue du Québec (63 mètres), et nous observons la chute Grand Saut (rassurez-vous, cela n’a pas donné d’idées extrêmes à Sylvain). La descente aux Enfers, un escalier de 300 marches aller-retour – on n’ose même pas l’aborder après le kayak de ce matin, je l’avoue.

Ce soir, notre logement fourni par le Domaine Floravie est des plus romantiques. Ce sont des « tiny-house » écologiques sur roues, construites à la main par le propriétaire du domaine, positionnées au bord de la mer, orientée de l’Est à l’Ouest, pour pouvoir profiter des couchers et des levers de soleil. La nôtre est orange, et elle rayonne, éclairée dans les derniers rayons du soleil plongeant dans la mer.

Le matin, on est invité au déjeuner à l’Hôtel Rimouski où on a le plaisir de rencontrer Julie Fortin et de partager avec elle nos voyages, nos histoires, nos idées. Drôle de coïncidence, au restaurant à la table d’à côté, déjeune un jeune Lausannois qui voyage au Canada à vélo depuis déjà deux mois. Sylvain et lui ont plein de choses à partager.

Cet après-midi on passe dans le Domaine Valga. Il appartient à une famille qui y gère tout – les réservations, les repas, les travaux d’entretien, la chasse, les parcours aériens, les pistes de motoneige extrême, et plein d’autres choses nécessaires dans la forêt québecoise. Eric, le propriétaire, nous amène avec lui bûcher des arbres. Sylvain apprend les tehcniques de base de travail à la tronçonneuse et avec la remorque. Pendant ce temps, je cours autour, essayant de trouver un bon point de vue sans me faire écraser par une épinette qui tombe. En effet, contrairement à ce que j’ai pensé, c’est un processus très contrôlé, et le bûcheron sait toujours à quel moment et dans quelle direction va tomber l’arbre.

Sylvain arrive à couper deux arbres et, avec Eric, ils les amènent à la scierie. Ensuite on va voir son piège à orignal. Pendant l’été, ils posent un bloc de sel dans un endroit précis pour habituer les orignaux à y venir. La petite boîte les prend en photo jour et nuit. Ainsi, pendant la période de chasse, les chasseurs savent où et quand viendra la bête. Dans cette région, la chasse à l’arbalète vient de se terminer, et la chasse à la carabine va commencer dans deux semaines, à la fin d’octobre. C’est dans la culture Québecoise, on parle de la chasse, on se montre les photos de la chasse, on vie de la chasse, c’est absolument sacré ici.

Une autre activité dans le Domaine Valga se cache dans la Forêt de Maître Corbeau. Ce sont des jeux en hauteur, 5 parcours de différents niveaux fixés aux arbres. Avec notre guide Samuel, on fait directement les deux les plus compliqués. On s’amuse bien, il y a plein de tyroliennes, de ponts suspendus, et de chemins pas évidents à passer. On finit par enchaîner quatre énormes tyroliennes pour arriver jusqu’à l’accueil.

Pour bien terminer la journée, Eric nous a préparé encore une surprise. Tous les jours entre 17h et 17h30, les castors de son lac, Bertrand et Jules, commencent leur promenade du soir. Une halte obligatoire – la plage près de l’auberge. Une vingtaine de minutes de patience – et on est ravis, un grand castor d’au moins 30 kilos apparaît sur la plage devant moi ! Encore un animal sauvage dans notre collection québecoise.

Sur ce, il est temps de quitter la région du Bas Saint-Laurent. On s’en vient à Matane pour prendre le traversier en direction de Baie-Comeau. On s’approche du vrai nord !

Anastasia (Cameraman, chauffeur, copilote, bloggeuse, cuisinière, couturière)

Ce voyage est organisé en partenariat avec le Ministère du Tourisme du Québec