Suisse Moi – Colombie, côte Caraïbes

En descendant depuis le nord du pays, on n’arrive pas à réaliser que c’est le dernier jour de 2015 ! Il fait très chaud et beau, les gens ne se mettent pas à leur 31, et l’ambiance n’est pas spécialement festive, et elle l’est encore moins dans le bus. Une fois arrivés, on se dirige en moto-taxi à la rivière, où on se laisse porter par le courant frais vers la mer. On voit beaucoup de touristes (certains même avec des guides) autour de nous avec leurs bouées. On entend les singes et les oiseaux, et on peut aussi apercevoir quelques familles indigènes aux bords. Les fesses dans l’eau on voit arriver le nouvel an à l’heure russe, ensuite à l’heure suisse et pour finir, bien gelés, on sort et commence à se préparer pour la fête.

Le nouvel an à Palomino se fête à la plage. A partir de 23h ça se rempli avec des familles et des groupes d’amis, ou encore, comme nous, avec des touristes, qui se rassemble par leurs langues. Nous, on s’est retrouvé avec des français, et on était contents d’entendre quelques « Bonne Année » parmis tous les « Feliz Ano ». La fiesta se termine pour nous par une aventure – les portes de notre auberges verrouillées, on est obligé de grimper sur le toit.

On est heureux de partir le lendemain de Palomino. Cette fois des hamacs à Costeno Beach nous sont réservés pour quelques nuits. Cet endroit s’avère être un véritable paradis sur terre. Une sorte de surf camp avec aussi des classes de yoga et des activités sportives à choix, ne te laisse pas partir facilement. Les gens y peuvent des jours entiers à bouquiner dans les hamacs et jouer au volley. Un plus, ils servent la meilleure nourriture de toute Colombie, saine et diversifiée. On visite des chutes rafraîchissantes, et Sylvain fait plusieurs sessions de surf, et sinon l’activité principale c’est la sieste. Une bonne surprise pour nous – deux filles suisse-allemandes avec qui on joue au Jass pendant 8 heures au moins.

A un moment donné il faut bouger. On choisit une autre auberge de même style mais pas dans le même cadre. Au-dessus d’un petit village à la montagne de Sierra Nevada de Santa-Marta se cache un minuscule hostel Casa Elemento. Il propose aussi de magnifiques plats à base de légumes poussés ici-même et un bar plein de bières et de jeux de société. La véritable perle de ce spot – leurs hamacs géants. Le coucher de soleil au-dessus d’une falaise, ou un après-midi bien chill suspendu au milieu de la jungle – ces moments n’ont pas de prix. On reste absolument admiratif, et on se repose très bien dans la fraîcheur de 1200 mètres pour redescendre ensuite dans la bouillante Santa Marta.

Dans cette ville énorme on retrouve le centre historique et touristique étonnement cosy et adorable. Petits cafés et boulangeries, des boutiques d’artisans et des graffitis inattendus le rendent vraiment charmant. Anastasia y passe son brevet de plongée, et Sylvain s’occupe de derniers achats. On y retrouve Juan Sebastian et Omar, nos copains de Bogotá, et on passe une soirée avec eux et leurs amoureuses.

Santa Marta et sa petite sœur Taganga, situées aux pieds du parque Tayrona, sont connu pour leurs centres de plongée. Dès qu’Anastasia a son certificat, on va plonger dans les coraux tous les deux. Les paysages sous-marins de ce parc sont peut-être moins brillants que ceux de la terre, mais en tous cas, on s’y retrouve avec beaucoup moins de touristes.

Il est temps de quitter Santa Marta. Ce n’était pas évident à cause de notre départ tardif, et on a dû presque se battre pour les billets de bus, mais finalement, bien après minuit on est arrivé dans un hôtel familial à côté du château de Cartagena. On y dort très bien et on se régale au petit déjeuner. Ensuite, pour rendre le dernier hommage à la mer Caraïbe, on prend des moto-taxi pour la Playa Blanca. On arrive juste au bon moment, parce que ce lundi-là étant un jour férié, les plages ont été complètement blindées jusqu’à la fin d’après-midi. Dès le coucher de soleil, la plage se vide très vite, et on décide de rester dormir dans les hamacs pour la dernière fois. On en est récompensé le lendemain quand entre 6h et 10h du matin on a pu profiter de l’eau claire et chaude et des plages toutes blanches et toutes propres. Les fruits de mer y sont divins aussi. On prend ensuite le bateau pour rentrer à Cartagena, où on passe notre dernière nuit en Colombie.

 

Suisse Moi – Zona cafetera

On prend notre premier bus de nuit. De la chance – on a deux places tout en avant du bus, on a de la place pour nos jambes ; de la malchance – le chauffeur passe toute la nuit à écouter de la musique – les rêves en rythmes de salsa sont sublimes.

Au lever de soleil on arrive à Medellin, une ville énorme et bruyante, s’étendant sur des montagnes autour. Les gérants de notre hostel ont été généreux, et on a pu dormir un peu dans notre chambre pour récupérer. Ensuite on est prêt à découvrir la ville. Le centre est très coloré et éclectique, mais les masses de monde empêchent vraiment de profiter de cette ville riche en histoire. On se refuge ensuite dans le musée El Castillo, où on retrouve le calme si désiré.

C’est un château de la famille d’un magnat de textile de Colombie, Diego Echavarria, qui l’a légué après sa mort à une école d’art pour les enfants. Aujourd’hui c’est un petit oasis des jardins et d’oiseaux au milieu des gratte-ciels et travaux de construction.

Une perle de la région – Guatape, un petit village colonial au bord du lac du même nom. Les murs bien peints en tout plein de couleurs et les spécialités locaux attirent des touristes. On fait aussi un tour en bateau entre les petits îlots du lagon, et on aperçoit de loin El Penon, ou, comme on l’appellent ici, La Piedra. C’est là où on doit monter pour observer la vue 360 degrés. 740 marches mènent en haut, et ce travail impressionne. Il y a en effet même deux escaliers, une pour monter et une autre pour descendre, les deux sont construits dans une énorme fissure de la montagne.

Après la grande ville, on se dirige vers les plantations de café de la fameuse Zona Cafetera, la région entre Medellin et Manizales. Les terres montagneuses et le climat frais sont favorables pour les plantations – dans cette région-là la récolte se fait durant toute l’année. On dort dans une hacienda, et on va la visiter le lendemain.

Après la grande ville, on se dirige vers les plantations de café de la fameuse Zona Cafetera, la région entre Medellin et Manizales. Les terres montagneuses et le climat frais sont favorables pour les plantations – dans cette région-là la récolte se fait durant toute l’année. On dort dans une hacienda, et on va la visiter le lendemain.

Un autre point incontournable dans la région, c’est la Valle del Cocora, une forêt de palmiers. Déjà ce sont des palmiers de plus de 60 mètres , et en plus ils poussent à la hauteur de presque 3000 mètres d’altitude! Vraiment des survivants. Pour se rendre sur place depuis le petit village de Salento, on embarque dans une Jeep de l’époque de la Deuxième Guerre Mondiale que les locaux aiment beaucoup pour leurs capacités techniques.

On part tôt le matin, et c’est une bonne décision, parce que vers midi les sentiers romantiques se transforment en autoroute des chevaux. Nous on se balade dans la Vallée (ressemble beaucoup à la Suisse), après on s’enfonce dans la jungle pour y voir des colibris, et ensuite on monte à 2850 mètre vers une fincà, une sorte de chalet colombien. Une balade sympa mais mal balisée.

Et voilà, fini la nature, on arrive de nouveau dans une ville. Cette fois c’est Cali, la capital de salsa.

Suisse Moi – Moto, palette sur rails

Cali est la capital de salsa, une ville insupportable la journée, et très agréable après le coucher de soleil. La ville bouge sans cesse, et en plus juste avant Noël, elle est décorée avec plein de lumière et les locaux viennent nombreux se promener au boulevard au bord de la rivière. Les stands de nourritures traditionnels (par exemple, lechone, un cochon entièrement fourré avec du riz), toute sorte de fruits, des illuminations festives et bien sûr, la salsa rend l’ambiance inoubliable et donnent envie d’y rester plusieurs heures.

Mais le matin, de nouveau la chaleur exceptionnelle nous fait quitter cette grande ville pour des coins plus éloignés. On va a San Cipriano, un petit village entre Cali et le port de Buenaventura, connu pour la façon de s’y rendre. Le village est lié à la route uniquement par une voie ferrée, mais les train passagers n’y passe plus. Les locaux ont inventé donc un moyen de transport à la base des motos transformées à l’aide des palettes pour pouvoir rouler sur les rails. Ils appellent ça brujita.

Une expérience très drôle et le chemin très spectaculaire – on passait au milieu de la jungle et se rendait tout le temps compte, qu’aucune voiture ne peut passer ici. L’air change beaucoup de celui de Cali.

Une fois sur place, on va explorer la rivière de San Cipriano. Cette rivière fraîche qui coule au milieu de la foret tropicale, permet aux gens de se reposer en la descendant en bouées gonflables. Parfois, elle va tout doucement, et parfois le courant accélère. Dans un des rapides on perd notre caméra. Par conséquent – aucune image de ces belles paysages, mais beaucoup d’émotions et d’effort pour retrouver la petite caméra dans la grande rivière.

Notre prochaine destination – la péninsule Guajira, une région désertique habitée par le peuple indigène, les wayuus. Pour s’y rendre on faite une petite halte à Santa Veronica, un endroit connu parmis les amateurs du kite surf. Malheureusement, les conditions ne sont pas favorables à l’initiation, et on se contente des plages et du poisson grillé trop bon. Une spécialité de ce village – une panne d’électricité chaque soir. Par contre, on peut bien observer la pleine lune, et de se coucher sans manger des gros plats.

 7 heures et 4 bus plus tard, nous voilà arrivons à Riohacha, la ville principale de Guajira. C’est de là qu’on commence notre tour à la terre des wayuus. On part en trois voitures 4×4 avec des chauffeurs locaux. Des américaines, des allemands, des français et même deux suédois forment une équipe très joyeuse, et on passe tous les trois jours ensemble dans une ambiance très amicale. Le premier jour on visite les bassins du sel, et on s’enfonce dans le désert.

Quelques heures de conduite par des routes en terre, et on arrive à Cabo de la Vela, blindé de touristes colombiens. Après le repas on nous amène à la plage Ojo del Agua et ensuite vers le phare pour voir le coucher de soleil. Pendant tout ce temps là, on se bascule avec des foules armées d’appareils photo et de selfie-sticks. Malgré ça, on a pu apprécier cette plage magnifique avec du sable tout fin. Cette nuit on dort dans les chinchorros, les hamacs, au bord de la mer.

 Le lendemain, on commence la journée par visiter le Pilon de Azucar. C’est une roche qui offre une vue splendide sur la mer Caraïbe entourée par un désert, mais le seul problème c’est que le désert en décembre se transforme en Champs Elysée et la Tour Eiffel en même temps. Impossible même à prendre une photo, et encore moins d’apprécier les paysages.
Par contre dans l’après-midi on est largement récompensés. On arrive vers la plage Taroa, l’accès à laquelle se fait par les dunes vierges descendant directement dans la mer (très agitée d’ailleurs). On est tous impressionné et on commence à jouer dans ce sable et dans les vagues. Au coucher de soleil les couleurs changent à chaque minute, et le désert paraît de plus en plus hostile. Ce qui est absolument précieux ici – on est les seules dans ce paradis, il y existe seulement nous et la nature.
Impressionnés, on arrive enfin au point final de notre tour – la Punta Gallinas, le point le plus nord de la Colombie et de toute l’Amérique du Sud. On y arrive déjà de nuit, et on n’y voit pas grand chose, mais le principe est sympa. Encore une nuit dans les chinchorros, un réveil par les perroquets (PAPA!!), et on est prêt de redescendre vers le sud.
Les dernières deux semaines on passe à la côte, entre le parque national Tayrona, les montagnes Sierra Nevada de Santa-Marta, et enfin à Cartagena.

 

Suisse Moi à la russe

A Zipaquira on dort dans une auberge de jeunesse très colorée et très énérgique. C’est grâce à ses propriétaires qu’elle donne cette impression – Paola et Omar, à 30 ans à peine gèrent déjà un hostel et deux restaurants. On s’entend tout de suite très bien, et Sylvain même fait de la capoeira avec Paola.

Ce coup-là ne passe pas inaperçu, il se fait mal au dos. Pour pas annuler tous les projets à venir (escalade, émeraudes, parapente…) on décide que cette semaine c’est moi, Anastasia, qui sort de l’ombre et vais se la jouer la star de Suisse moi !

On commence par la Mecque de l’escalade en Colombie – las Rocas de Suesca. Un village où il fait très froid, et où il y a beaucoup de grimpeurs. Les roches sont très bizarres ici – elles consistent en plein de petits trous, comme un tissue en dentelles.

Deux jours plus tard on va à Villa de Leyva. C’est une petite ville coloniale avec une histoire riche et la place principale la plus grande du pays! Il y fait beaucoup plus chaud qu’à Suesca, même si on reste sur la même altitude.
Demain on va se balader à Passo del Angel vers le village Santa Sofia. C’est un sentier minuscule qui passe juste sur une crête d’une montagne avec deux falaises de côtés. Avec le vent très fort de ce jour-là, ça fait un peu peur de passer par là, mais la vue est vraiment spectaculaire. .

Samedi on quitte Villa de Leyva et 6 heures de voyages plus tard, on arrive dans la capitale du sport extrême en Colombie – San Gil.
Dimanche on va réaliser l’activité favorite du public. Cette fois la majorité est pour la parapente, j’y vais alors ! On monte vers le canyon Chicamocha. La base de parapente est située à la hauteur de 1500mètres, et avec mon pilote on monte tout de suite jusqu’à 2000 mètres d’altitude!!

Le dernier défi pour cette semaine nous attend à Barichara, un village très pittoresque pas loin de San Gil. Une régale traditionnelle d’ici ce sont les HORMIGOS CULONOS, les fourmis à gros cul. Vraiment dégueulasse à vue, elles sont plutôt pas mal à gout – bien grillées, salées et croustillantes, elles pourraient être un bon snack avec une bière.

1ère musique par The Broots https://www.facebook.com/thebroots

2ème par Mounika – Soul Blue Tango https://soundcloud.com/mounika-beat

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Suisse Moi – Bogota, Colombie

Bogotá 3-8 décembre

Bogotá est une ville énorme qui se situe à l’altitude de 2600 mètres et qui compte plus de 7 000 000 habitants. L’altitude se laisse sentir tout de suite, on a de la peine à respirer, et on doit faire attention à ne pas trop bouger.

On commence par Candelaria. C’est un quartier colonial de Bogotá rempli de petites maisons de toutes les couleurs et de toute sorte de gens. Pour se réchauffer, on se prend un verre de chicha, une sorte de bière condensée au mais, miel et anis. Une boisson très forte et très colombienne. Une autre boisson incontournable ici c’est bien-sûr le café.

On passe voir les collections du Musée de l’Or (http://www.banrepcultural.org/museo-d…). Trois étages de pur or, de pièces très jolies et très anciennes. Le musée présente les décorations et les objets religieux utilisés dans les cérémonies chamaniques.

Un autre lieu culte à Bogotá est la Carrera Séptima, une rue qui se transforme en zone piétonne tous les vendredis et samedis soirs. Plein de touristes de toute l’Amérique Latine, les courses de cochons d’Inde, les jeux et les loteries, l’ambiance festive y règne sur plusieurs kilomètres d’avenue, et à sa fin on arrive à la place de Bolivar dominée par une magnifique Cathédrale Primada.

Le lendemain, on monte voir le coucher de soleil sur le Monserrate, une colline à côté de la ville. En cette période elle est particulièrement illuminée et une foule y monte pour profiter de cette vue nocturne. En haut on trouve plusieurs points de vue panoramique, une église avec une super-crèche, et quelques cafés. Dans un de ces cafés Sylvain goûte le fromage avec du chocolat chaud, un délice typique colombien aussi.

Dimanche c’est le jour de Cyclovia à Bogotá. Les rues centrales se ferment pour les voitures et accueillent le transport non-motorisé. Tout le monde sort leurs vélos, skates, trottinettes ou, comme Sylvain, leurs rollers. C’est une bonne motivation de faire un peu de sport le week-end.

Ensuite on va à Zipaquira. Elle est connue par sa Cathédrale de Sel.Elle a été construite directement dans les mines de sel de Zipaquira pour les protéger. On visite plusieurs salles représentant les scènes bibliques avec les croix taillées dans la pierre, et arrive à la fin dans la salle principale que surplomb une énorme croix en pierre illuminé de toutes les couleurs entre ces murs brutes.Une expérience à vivre absolument, c’est une mélange de beauté naturelle et religieuse qui sont peu nombreuses sur la planète.

Pour l’instant on dit adios à des villes. Dès demain on se dirige vers la région Boyaca avec ses montagnes, ces lacs et sa nature. A bientôt !

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