Rétro découverte – Excitebike

Excitebike est un jeu de motocross sorti initialement au Japon, le 30 novembre 1984, puis en France le 6 septembre 1986, sur la célèbre NES. Il a été porté sur Game Boy Advance en 2004, puis a ensuite été vendu sur le Nintendo eShop, en console virtuelle. Pas forcément inscrit au panthéon du jeu vidéo en France, Excitebike a pourtant été conçu par Shigeru Miyamoto, père de Donkey Kong, The Legend of Zelda et Mario.

Le concept de ce jeu de motocross est simple : faire la course contre plusieurs adversaires et s’assurer d’obtenir le meilleur temps et la meilleure place. Un mode de jeu, en avance sur son époque, permet de créer son propre niveau ! Le gameplay est simple mais complet, et le titre s’avère plutôt accrocheur. Pourquoi donc ce jeu n’a t-il pas connu chez nous le même succès qu’au japon ?

Suisse Moi – Moto, palette sur rails

Cali est la capital de salsa, une ville insupportable la journée, et très agréable après le coucher de soleil. La ville bouge sans cesse, et en plus juste avant Noël, elle est décorée avec plein de lumière et les locaux viennent nombreux se promener au boulevard au bord de la rivière. Les stands de nourritures traditionnels (par exemple, lechone, un cochon entièrement fourré avec du riz), toute sorte de fruits, des illuminations festives et bien sûr, la salsa rend l’ambiance inoubliable et donnent envie d’y rester plusieurs heures.

Mais le matin, de nouveau la chaleur exceptionnelle nous fait quitter cette grande ville pour des coins plus éloignés. On va a San Cipriano, un petit village entre Cali et le port de Buenaventura, connu pour la façon de s’y rendre. Le village est lié à la route uniquement par une voie ferrée, mais les train passagers n’y passe plus. Les locaux ont inventé donc un moyen de transport à la base des motos transformées à l’aide des palettes pour pouvoir rouler sur les rails. Ils appellent ça brujita.

Une expérience très drôle et le chemin très spectaculaire – on passait au milieu de la jungle et se rendait tout le temps compte, qu’aucune voiture ne peut passer ici. L’air change beaucoup de celui de Cali.

Une fois sur place, on va explorer la rivière de San Cipriano. Cette rivière fraîche qui coule au milieu de la foret tropicale, permet aux gens de se reposer en la descendant en bouées gonflables. Parfois, elle va tout doucement, et parfois le courant accélère. Dans un des rapides on perd notre caméra. Par conséquent – aucune image de ces belles paysages, mais beaucoup d’émotions et d’effort pour retrouver la petite caméra dans la grande rivière.

Notre prochaine destination – la péninsule Guajira, une région désertique habitée par le peuple indigène, les wayuus. Pour s’y rendre on faite une petite halte à Santa Veronica, un endroit connu parmis les amateurs du kite surf. Malheureusement, les conditions ne sont pas favorables à l’initiation, et on se contente des plages et du poisson grillé trop bon. Une spécialité de ce village – une panne d’électricité chaque soir. Par contre, on peut bien observer la pleine lune, et de se coucher sans manger des gros plats.

 7 heures et 4 bus plus tard, nous voilà arrivons à Riohacha, la ville principale de Guajira. C’est de là qu’on commence notre tour à la terre des wayuus. On part en trois voitures 4×4 avec des chauffeurs locaux. Des américaines, des allemands, des français et même deux suédois forment une équipe très joyeuse, et on passe tous les trois jours ensemble dans une ambiance très amicale. Le premier jour on visite les bassins du sel, et on s’enfonce dans le désert.

Quelques heures de conduite par des routes en terre, et on arrive à Cabo de la Vela, blindé de touristes colombiens. Après le repas on nous amène à la plage Ojo del Agua et ensuite vers le phare pour voir le coucher de soleil. Pendant tout ce temps là, on se bascule avec des foules armées d’appareils photo et de selfie-sticks. Malgré ça, on a pu apprécier cette plage magnifique avec du sable tout fin. Cette nuit on dort dans les chinchorros, les hamacs, au bord de la mer.

 Le lendemain, on commence la journée par visiter le Pilon de Azucar. C’est une roche qui offre une vue splendide sur la mer Caraïbe entourée par un désert, mais le seul problème c’est que le désert en décembre se transforme en Champs Elysée et la Tour Eiffel en même temps. Impossible même à prendre une photo, et encore moins d’apprécier les paysages.
Par contre dans l’après-midi on est largement récompensés. On arrive vers la plage Taroa, l’accès à laquelle se fait par les dunes vierges descendant directement dans la mer (très agitée d’ailleurs). On est tous impressionné et on commence à jouer dans ce sable et dans les vagues. Au coucher de soleil les couleurs changent à chaque minute, et le désert paraît de plus en plus hostile. Ce qui est absolument précieux ici – on est les seules dans ce paradis, il y existe seulement nous et la nature.
Impressionnés, on arrive enfin au point final de notre tour – la Punta Gallinas, le point le plus nord de la Colombie et de toute l’Amérique du Sud. On y arrive déjà de nuit, et on n’y voit pas grand chose, mais le principe est sympa. Encore une nuit dans les chinchorros, un réveil par les perroquets (PAPA!!), et on est prêt de redescendre vers le sud.
Les dernières deux semaines on passe à la côte, entre le parque national Tayrona, les montagnes Sierra Nevada de Santa-Marta, et enfin à Cartagena.